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Fanm sé Flanm... vendredi soir Guadeloupe la 1ère raconte les femmes, flammes de mémoire et de résistance.
Du 25 au 27 mai 2026, Petit-Canal a vibré au rythme de la mémoire à l'occasion du festival Mémoires Vivantes An Nou (MVAN). Organisée par la Ville de Petit-Canal en commémoration de l'abolition de l'esclavage du 27 mai 1848, cette 11ème édition a choisi de rendre hommage aux femmes, avec un thème qui claque comme un étendard : « Fanm sé Flanm », les femmes, flammes de mémoire et de résistance.
Les caméras de Karukera Studio étaient au cœur de l'événement pour en capter l'âme : celle de ces résistantes silencieuses que l'histoire a trop longtemps laissées dans l'ombre, qui ont tenu les foyers, transmis les langues, les chants et les croyances, et dont ce festival fait enfin des figures de premier plan.
Le reportage chemine des Marches des Esclaves, lieu emblématique et chargé d'histoire, jusqu'à la scène du grand concert « Pou sonjé », en passant par les ateliers de transmission de la médiathèque Guy-Fromager : dictée créole, tambour et rythmes féminins, poésie déclamée par les collégiens du Nord Grande-Terre. Il donne la parole aux actrices et acteurs de la mémoire — organisateurs, artistes, artisanes du village mémoriel, festivaliers — qui font vivre cette commémoration.
Cette édition a été marquée par la présence de personnalités engagées, parmi lesquelles la journaliste Rokhaya Diallo et Aïssata Seck, directrice de la Fondation pour la mémoire de l'esclavage, sous le parrainage de Clémence Botino, Miss France 2020.
Point d'orgue du reportage, le concert « Pou sonjé » a réuni sur scène une affiche exceptionnelle de la scène guadeloupéenne : Joëlle Ursull, Misié Sadik, Typical Féfé, Nèg Marron, Kéros-N, T-Shaa, Charlène Durimel, My Gospel... Autant de voix, d'hier et d'aujourd'hui, portant haut le message du festival : se souvenir, transmettre, honorer.
Entre images de concert, témoignages et immersion dans le village artisanal au son du ka, ce programme restitue toute l'émotion d'un rendez-vous devenu incontournable du calendrier mémoriel guadeloupéen, et rappelle que la mémoire, quand elle est portée par la musique, devient une flamme que rien n'éteint.
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